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♥ Le Café sans nom

« Le café sans nom » de Robert Seethaler (Sabine Wespieser)


Le « café sans nom », c’est celui que Robert Simon ouvre dans une banlieue populaire de Vienne. Ancien manœuvre au marché des Carmélites, il a toujours rêvé d’avoir un Café dont il serait le patron, alors il reprend un lieu déserté depuis la guerre et il devient bistrotier. Nous allons suivre toute la vie du Café sans nom comme si nous y étions assis. Les clients entrent sortent, boivent une bière ou un café et surtout, ils parlent et se racontent. En quelque trait des personnages surgissent. Ce sont des pauvres pour la plupart, mais remplis de rêves et d’espoirs une fois la porte passée. Comme Robert Simon, on s’y attache. Il y a René, le géant catcheur qui vend les tickets pour les autos tamponneuses dans une minuscule baraque vitrée quand il n’est pas sur le ring. Il y bien sûr Mila, la serveuse un peu forte qui tombera amoureuse de René. A une autre table sont assis Heide et Micha, un couple d’artistes constamment en train de se chamailler. Là, dans devant, il y a Jasha, la belle yougoslave qui fera tourner la tête de Robert. Et puis, en train de réparer la tireuse à bières, est accroupi Arnie Stjanko, un peu bricoleur et un peu voleur. Autour de leur table, fidèles au poste, les joueurs de cartes s’affairent. On se régale dans la douce chaleur de ce café qui offre consolation aux cœurs travailleurs et aux marginaux. Pendant que Vienne au dehors sort du chaos d’après-guerre et met le cap sur la modernité. « Le café sans nom » est un roman fin, rempli de tendresse et d’intelligence. Pour le découvrir il vous suffit de pousser sa porte… (eb)



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