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♥ On aurait pu se rencontrer

24 sept.
1 min de lecture

« On aurait pu se rencontrer » de François Cheng (Albin Michel)


Il y a quelques années, François Cheng reçut un tableau des mains propres de l’artiste qui se nommait… Léopoldine Hugo. L’auteur ne put cacher sa stupeur, puisqu’il s’agissait du nom de la fille de Victor Hugo disparu tragiquement avec son mari lors d’une sortie en barque sur la Seine. En fait, l’artiste n’était autre qu’une lointaine descendante du célèbre écrivain portant ce prénom en hommage. Mais pour François Cheng, ce hasard n’en était pas un. Il y vit un signe et ce signe prend aujourd’hui tout son sens.

François Cheng vient de perdre Micheline, son épouse adorée et l’expérience d’Hugo face à la douleur et au deuil résonne d’une manière particulière. Le célèbre poète débuta peu après son recueil des « Contemplations » et plusieurs de ses plus beaux poèmes font référence à la manière dont cette tragédie est sublimée. C’est sur ce parallèle que s’ouvre cet essai.

L’épouse de François Cheng était atteinte de maladie d'Alzheimer et l'écrivain insistera pour s'en occuper jusqu'à la fin. Dans la deuxième partie du livre, Cheng retrace le récit émouvant de ces dernières années.

On est touché par la simplicité du couple et par la profondeur de l’amour qui lie François et Micheline. Cet opus résonne comme un vibrant hommage et un adieu.

F. Cheng sait qu'il rejoindra bientôt son épouse dans un monde où les âmes ne seront plus dépendantes des corps.  Eb 16.09


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