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Trois Bd pour s'évader très loin!

  • il y a 21 minutes
  • 2 min de lecture

« La longue route » de Bernard Moitessier par Stéphane Melchior et Younn Locard  (Gallimard)

 

La longue route est l’adaptation du récit du même nom, écrit par Bernard Moitessier lui-même.

 

Le navigateur est alors déjà célèbre. Il vient de signer son célèbre bestseller « Le vagabond des Mers du Sud ». Mais en 1968, il ne va pas bien du tout. En manque d’argent, il rêve d’un défi à relever. Un tour du monde ? Pourquoi pas ? Il n’est pas le seul à y songer. D’autres navigateurs sont intéressés par réaliser ce type d’exploit mais hésitent à se lancer. A cette même époque, un journal anglais, le Sunday Time, sent que ce genre de défi peut passionner les foules. Alors, il décide d’offrir une récompense de 5000 livres sterling à celui qui partira d’un port anglais, passera les trois caps avant de boucler un tour du monde complet. Le tout naturellement « en solitaire et sans escale ». Le Golden Globe Challenge était né.

 A bord du « Joshua », son bateau fétiche, Moitessier se lance dans la course. La solitude et la mer, il connaît. Il a toujours vécu ainsi. Le marin navigue rapidement en tête, mais les jours passent et de multiples questions se mettent à l’assaillir. Nous sommes en 1968, ne l’oublions pas et l’ensemble de la planète se met à s’interroger sur son devenir. Les réflexions de Moitessier le mèneront beaucoup plus loin que Plymouth. Cette bd raconte ce périple qui se transforme en quête de soi-même.  (eb)




« Danser avec le vent » de F. Lepage (Futuropolis)

 

En utilisant le récit d’une expédition aux îles Kerguelen, un chapelet de terres inhabitées battues par les vents, Emmanuel Lepage ne visite pas seulement un des endroits les plus sauvages et reculé de notre globe. Il parvient en plus à atteindre cette parcelle fondamentale de l’être humain qui s’interroge sur le sens de ses actions et sur sa place sur Terre. Comment en vivant dans un désert, toujours intégré à un groupe, on se rencontre soi-même et on apprend à connaître les êtres qui nous entourent. Une incontestable réussite. (eb)




« Ter » de Rodolphe & Christophe Dubois  (Daniel Maghen)

 

La planète sur laquelle s’éveille Mandor est bien étrange. Elle évoque notre monde tout en l’ignorant totalement. C’est là que Mandor s’éveille, au fond d’un tombeau, nu comme un ver. Il ne sait pas d’où il vient et ne se souvient de rien. Certains vieux objets lui sont familiers quand il les voit. Il sait les utiliser et les réparer, mais il ne peut pas les replacer dans leur contexte. Par son apparence et son attitude, les habitants de cette planète le prennent vite pour le messie qui doit les conduire dans un autre monde. Les textes sacrés des prêtres semblent bien le décrire lui. Quand est-il vraiment ? Et d’où viennent ses flashs qui éclairent fugitivement sa mémoire ?

 

Christophe Dubois confirme son talent de dessinateur. Assurément le Chaux-de-Fonnier mérite sa place dans le club très restreints des touts grands. Avec Rodolphe au scénario, les deux auteurs nous offrent une Bd de SF palpitante et dépaysante. Une fois commencée, impossible de la lâcher. (eb)


 
 
 

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